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Sarkozy fait quoi au Tchad ? Le mois passé, les membres d’une Ong française ont été arrêté au Tchad, parce qu’ils voulaient faire « immigrer » en France 103 orphelins soudanais. Apres vérification, la majorité des enfants n’est ni orphelin, ni soudanais. Les membres de l’Ong, l’équipage de l’avion et les journalistes qui les accompagnaient ont été arrêté pour être jugé. Ce qui est normal. Alors que je compatissais sur membres de l’équipage et les journalistes, j’apprends aujourd’hui que Nicolas Sarkozy est en route pour Ndjamena (Tchad). Il doit s’ennuyer le président français ! Sauf s’il veut profiter encore d’une situation médiatique pour paraître devant les caméras, comme ce fut le cas avec les infirmières bulgares. Je suis curieux de voir ce qui va se passer à Ndjamena, je sais les présidents africains francophones très timides face à la France. Une chose est sûr, Sarkozy n’a rien à faire au Tchad. C’est une affaire judiciaire, totalement judiciaire. Il y’a eu une gaffe en territoire tchadien, la justice tchadienne tranchera. Ça n’a rien de diplomatique ou de politique comme les journaux français ont voulu le présenter en début de semaine. Les journalistes et l’equipage de l’avion seront certainement liberés, donc s’il va pour les ramener, il n’aura rien fait de spécial. C’est comme ouvrir les fenetres le matin et pretendre avoir aidé le soleil à se lever. Par contre, si les membres de l’arche de Zoé sont liberés ce soir ou demain. Là je dirai honte à Sarkozy et à Deby. Il y’a un adage africain qui dit « Aussi longtemps que le lion n’aura pas de griot, les histoires de la chasse seront toujours en faveur du chasseur ». Sarkozy a la puissance médiatique pour manipuler l’opinion. S’il arrive à retirer ces personnes sans jugement, le président français aura réussit à personnifier l’arrogance et le mépris, comme un parrain de la mafia, qui fait de ces éléments des intouchables. Quand je pense, que la France aime donner des leçons aux autres ! Heureusement que je n’y crois plus, depuis qu’elle a tiré sur des manifestants aux mains nus sous mes yeux, à Abidjan en Novembre 2002. Son baratin me laisse à 37°. Avec son nouveau président, je ne m’attends à rien de bon de ce coté. J’attends les infos du soir, pour voir.
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