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La Cote
d’Ivoire peut elle conquérir le web ?
Nous sommes dans l’un des rares pays africains où il y’a un
ministère entier destiné aux NTIC, la
Cote d’Ivoire moteur économique de l’Uemoa, n’a pas échappée
à la mouvance du net. Il y’a des cybercafés dans tous les quartiers, on a envie
de dire dans chaque rue. Les fournisseurs d’accès à internet ne cessent de
baisser les prix, ce qui entraine le développement des installations à domicile
et une multiplication encore plus accrue du nombre d’internautes.
Face à ce nombre croissant d’internautes, les projets de
sites internet ne cessent de voir le jour. Bientôt, le nouveau numéro de Point
CI (annuaire des sites internet de cote d’ivoire) attendu pour Avril 2008 confirmera
cette tendance. Il faut reconnaître que cet annuaire n’est pas encore
suffisamment connu des webmasters et propriétaires de sites.
Régulièrement des sites se créent et d’autres disparaissent,
cela est observé dans d’autres pays également. Nous nous sommes demandé s’il
y’avait un site ivoirien qui arrive à rassembler de millions de visiteurs
chaque jour ?
Un tour sur Alexa nous fait observer que les ivoiriens
naviguent surtout pour communiquer par les sites de messagerie et de tchatche,
s’informer dans les moteurs de recherche et sites d’informations, et se
distraire dans les sites communautaires. Les 5 sites les plus visités à ce jour
sont par ordre décroissant yahoo.fr, live.com, google.ci, google.fr et hi5.com.
Le 1e site ivoirien dans ce classement se trouve en 9e position, il s’agit bien entendu d’Abidjan.net, suivi de funzone.ci (16e position), Orange.ci (22ee position), Atoo.ci (26e position) et Abidjanshow.com (32e position). position), Aviso.ci (24
On retrouve à peine une dizaine de sites ivoiriens sur les
100 sites les plus visités en Cote d’Ivoire en ce moment selon Alexa.
Etre visible sur internet est un parcours de combattant.
L’important n’est pas de créer un site internet, mais de réussir à y drainer
les internautes et produire un chiffre d’affaires pour entretenir votre
service. Il est donc important que les initiateurs de sites internet se posent
les bonnes questions avant de démarrer. Développer un projet internet exige la
même rigueur que les autres types de projet d’entreprise, je dirai même plus,
vu que dans ce pays, nous n’avons pas encore de témoignages de grandes
réussites sur internet. Les banquiers et les parents sont donc généralement
septiques.
Pourtant en face nous avons une jeunesse compétente et
motivée, avec plein de projets qui ne demandent qu’un peu d’attention et de
financement. Comment conquérir le web lorsque les projets n’ont pas de
soutien ? Il faut payer son hébergement, financer la promotion du site, l’administrer
convenablement, établir les partenariats appropriés et avant cela se préparer à
répondre aux questions : Vous êtes quoi (statut juridique) ? Vous êtes
situé où (siège)? Tout cela nécessite des fonds que les jeunes n’ont pas.
Il faut donc trouver le moyen de financer convenablement les projets web.
Les internautes existent. Les moyens de paiement de petits
services en ligne à valeur ajoutée vont se développer dans les mois qui
viennent. L’arrivée du m-paiement en Cote d’ivoire depuis février 2008 est
porteuse d’espoir.
Nous voulons encourager les porteurs de projet web à se
lancer avec les moyens de bord. Internet est imprévisible, il se peut que le
bouche à oreille en fonction du service que vous proposez vienne compenser
votre petit budget marketing, de plus votre site en ligne peut vous ouvrir des
portes et d’autres relations. Commencez donc avec ce que vous avez. Avant de
devenir une entreprise, les premières mises à jour du site Okibat.com, en début
2007, se faisaient dans les cybercafés. Souvenons nous que Google et You tube
ont commencé dans des garages. Le danger, c’est vrai, est qu’une entreprise plus
grande vienne se saisir de votre idée et faire sa pub à la télé.
Comme le dit l’adage « Qui ne risque rien, n’a rien ».
Ayons de l’audace et partons à la conquête du web.
Euclide Okolou, Okibat.com
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